Illustratrice pour tissus, papeterie, livres jeunesse… Je vous propose des modèles qui enchanteront vos propres créations. Sur ce blog, je vous raconte mes rencontres, découvertes, balades en Bretagne, astuces couture…
1ère info à ne pas manquer : Mes dernières illustrations ainsi que tous les anciens modèles sont disponibles jusqu’au 02 juin en précommande « Flash » sur la boutique en ligne. Vous pouvez ainsi choisir le modèle et le format du tissu illustré selon votre projet couture. Ce mois-ci c’est encore du velours souple 300 gr qui partira en fabrication (pour les carrés de doudou, les capes de bain ou chaussons de bébé, il est pratique aussi!).
Pour l’occasion, je vous montre une création réalisée par Stéphanie (et oui une autre!) sous le nom de Stefplaisir_creaavec le coupon Baleine et phare de Kermorvan en velours également. J’adore sa confection!! Elle a repris le tuto couture du sac Daphné et retravaillé toute la face du devant pour que le coupon s’adapte. Elle a aussi ajouté de nombreuses touches personnelles à sa cousette pour sublimer l’ensemble. Une belle couture créative!! J’avais des coeurs dans les yeux quand je l’ai vue!!
2ème info : Dans cette nouvelle précommande, vous retrouverez l’illustration nommée « Phare du Paon et Marie-Perrine – L’île de Bréhat / Bretagne « .
Encore une fois, j’ai le plaisir de vous raconter une histoire de Bretagne après quelques investigations :
Dans ce phare, a vécu Marie-Perrine Durand, 1ère gardienne de phare!
Après être devenue couturière, elle se marie avec Jean, un gardien de phare.
En 1890, celui-ci meurt dans une tempête et la laisse veuve avec leurs 5 enfants. Elle postule pour ce métier et c’est dans ce phare qu’elle passera plus de 30 ans de sa vie.
Ce métier n’étant pas donné aux femmes, elle est payée moins et a de multiples visites de contrôles. Elle n’aura jamais la médaille de Mérite de l’ordre Maritime, pourtant, vu le travail effectué seule avec ses enfants, elle l’aurait bien méritée.
Elle a également formé 5 autres femmes à ce métier (dont sa fille).
Son histoire m’a touchée alors je voulais lui rendre hommage, à elle, mais aussi à toutes les femmes qui ont suivi et aux femmes en général.
Explications et détails de l’illustration :
– Ce visage féminin représente Marie-Perrine mais aussi les femmes en général.
– Sa chevelure continue sous forme de rochers évoquant le granite rose autour du phare du Paon.
– Le bonnet dessiné de cette façon laisse à penser qu’il s’agit de la coiffe de Bréhat, et j’ai rajouté des petits triskels de la Bretagne.
– Sur ce paysage, on retrouve 2 phares mais c’est bien le même. Celui à la pointe est celui de l’époque où vivait Marie-Perrine et ses 5 enfants, tandis que celui vu de face est celui reconstruit après qu’il ait été dynamité en 1944 par les troupes allemandes.
– J’ai dessiné 5 enfants jouant autour du phare
– J’ai pris plaisir à lui faire une boucle d’oreille ayant la forme de la médaille du Mérite de l’ordre Maritime
– La traduction bretonne Tour-tan ar Paun veut dire : Le phare du Paon.
Voilà. J’espère qu’il vous plaira et qu’il sera un joli symbole des bretonnes (et de la force féminine en général) lorsqu’il sera cousu sur vos sacs ou autres accessoires.
Il est donc disponible jusqu’au 2 juin en précommande et ensuite une toute petite quantité de ce coupon sera en stock. Expédition des tissus vers le 15 juin après fabrication.
Coucou! La dernière fois, je vous racontais notre petit parcours en Bretagne à la limite entre le Finistère et les Côtes d’Armor. Après un petit crochet à Carnoët avec la Vallée des Saints, direction Huelgoat pour une fois de plus visiter la région et m’en inspirer afin de créer de nouveaux modèles de tissus sur la Bretagne.
J2:Destination la forêt de Huelgoat et ses légendes!
Huelgoat signifie « Le bois du haut ». Il est dit que dans les temps anciens, une dense forêt couvrait la Bretagne. Cette légendaire forêt a inspiré le mythe de Brocéliande, abritant Merlin, la fée Morgane et les légendes du Roi Arthur. Son emplacement précis divise les opinions : autrefois située près de Paimpont selon les historiens du 19e siècle, des théories récentes la placent plutôt dans la forêt d’Huelgoat, au cœur du Parc naturel régional d’Armorique.
Il est possible également, qu’elle était son prolongement de par sa grandeur. Cette forêt ancienne possède un aspect impressionnant de sites rocheux qui se succèdent. Ce qui explique qu’elle soit devenue le berceau de nombreuses légendes.
Notre programme de sites à visiter :
La mare aux fées,
La grotte du diable,
La roche tremblante,
Le champignon,
La mare aux sangliers
La grotte d’Artus.
Pour tout vous dire on a fait un sacré faux départ: Nous sommes partis du camping direction la mare aux fées, c’était indiqué sur un panneau et, semble-t-il, c’était le site à visiter le plus proche. On papote et on ne fait pas très attention à un moment donné. Et petit à petit, notre beau paysage devient de plus en plus menaçant, et je ne parle pas de la météo.
On s’aperçoit qu’il y a de plus en plus d’arbres couchés aux abords du chemin. On est impressionnés par des troncs énormes arrachés de la terre. On comprend que c’est à cause de la tempête Ciaran de novembre et le paysage qui s’offre à nous est vraiment incroyable. Le chemin grimpe toujours et on commence à se perdre car il a disparu sous un tas d’arbres qui barrent notre route, impossible d’aller plus loin. On finit par se dire que c’est étonnant qu’il n’ait pas été interdit de passer par là et que ça devient trop dangereux.
Aller hop, on redescend ni une ni deux, on ne doit pas rester là, de toutes façons, il n’y a plus d’issue de ce côté. Il ne faudrait pas qu’un arbre nous tombe dessus. Le spectacle de tous ces arbres tombés comme des mouches était bien triste . Il devait être effrayant de vivre cette tempête ici-même. J’imaginais le bruit de craquement intense des arbres en train de s’effondrer durant la nuit avec une résonance assourdissante… J’avais froid dans le dos rien que d’y penser…
Bref, on a redescendu le chemin, pas de mare aux fées accessible par là, mais une sacrée vision… et tout en bas à droite du chemin, on a aperçu un petit panneau « interdit », planté entre deux chemins… Ah bah bravo ! A trop bavarder et regarder la nature, mon regard ne s’était pas posé dessus. Quand bien même, mon mari l’avait vu mais pensait qu’il était destiné à l’autre sentier qui descendait un peu plus vers la rivière. Il ne barrait pas la route.
Retour vers la voiture, direction le centre de Huelgoat pour repartir à pied sur un chemin plus touristique. Au départ : le moulin du Chaos.
La légende de la Grotte du Diable :
Appelée aussi la Porte des Enfers, on y descend par un escalier minuscule. Ensuite, il faut se faufiler sous une grosse roche pour descendre encore plus bas et admirer la rivière qui cascade sous les pierres verdoyantes et pleines de mousse. Lorsqu’un rayon de soleil se glisse entre les rochers au-dessus de notre tête, c’est un instant magique. De savoir que ce lieu a attiré de nombreuses personnes depuis des siècles, cela a attisé mon imagination au sujet d’ancêtres terrifiés par ce lieu sombre où le diable était peut-être caché.
La roche tremblante :
D’après la légende, elle aurait été lancée à cet endroit avec d’autres rochers du chaos par Gargantua depuis le pays de Léon (ancienne principauté de Basse-Bretagne dont Brest fait partie).
Celle-ci, mon fils avait hâte de la voir. Après avoir lu un livre sur les légendes, nous avions vu une vieille photographie où un Breton astucieux se positionnait à l’endroit exact pour faire bouger ce rocher de granit (137 tonnes). Finalement, ce n’était pas tout à fait exact, il faut bien se positionner dans son creux et pousser avec son dos vers le haut pour pouvoir la voir trembler légèrement.
Cette forêt est vraiment propice à l’imaginaire. Les rochers sont comme des nuages, on y voit un tas de formes, des profils, des animaux… et on a pu voir en effet sans problème le champignon.
La mare aux sangliers, et son menhir :
Une légende raconte que Artus (Arthur) venait nettoyer ses plaies après des combats dans ce lieu. C’est le sang de ses ennemis qui a donné la couleur rouge à la rivière. Un jour, une fée (peut-être la Dame du Lac) est venue le voir se baigner et a donné aux eaux le pouvoir de le guérir. On raconte que ce petit bassin naturel a encore un pouvoir guérissant pour ceux qui viennent s’y baigner. Bon, et pourquoi les sangliers? Il est possible que des sangliers venaient s’y abreuver ou que la forme des rochers l’ait laissé penser.
Quant au menhir proche de la mare qui date du Néolithique (- 5 000 à – 2 300), il y a une énigme plus récente qui plane sur lui. Mesurant 1m65, il disparu mystérieusement de 1986 à 1989. C’est en 1989 qu’il fut retrouvé couché en bas de la route. J’aimerais bien savoir qui a galéré pour le transporter 😅
La grotte d’Artus :
Située non loin de la mare aux sangliers, il faut grimper un peu pour entrer dans la grotte d’Artus. Artus veut dite Ours en langue bretonne. On peut se poser la question sur la nature du propriétaire de ce lieu. Est-ce le fameux roi Arthur ou l’ours Artus?
La promenade des amoureux :
C’est un chemin emprunté dans la forêt que j’ai beaucoup aimé pour son romantisme… Sur ce chemin, de nombreux coeurs étaient gravés sur l’écorce des arbres. Bien sûr ce genre de chose est à éviter pour la santé de l’arbre (problèmes de champignons et de circulation de la sève), mais la passion des amoureux répandue sur ce chemin était belle à voir.
Voilà pour notre agréable balade dans la forêt mythique. J’avoue que pour moi, ce furent ces amas de roches couvertes de mousse qui m’ont émerveillée. Là encore, mon imaginaire foisonne. Elles font déjà partie d’une de mes illustrations.
Le processus de formation de ces roches granitiques s’est effectué lentement, sur des millions d’années. Nées à plus de 20 km de profondeur sous forme de masse liquide en fusion (magma), elles ont remonté et se sont solidifiées par refroidissement à la surface de la terre.
Voilà pour cette visite de la forêt d’Huelgoat dans le Finistère. Les enfants ont beaucoup aimé et je n’ai pas manqué de leur raconterles légendes bretonnes qui allaient avec.
Pour le 3 ème jour que je vous raconterai après, direction les Côtes-d’Armor avec Perros-Guirec, sa côte de granit rose et l’île aux oiseaux… Souvenez-vous mon illustration sur tissus des 7 îles avec le macareux.
Aujourd’hui, je reviens sur l’illustration de la baleine en mer d’Iroise (Finistère) que j’ai réalisée. Dans cette mer se situe le Parc naturel marin d’Iroise, on y trouve des dauphins, des phoques et une grande biodiversité.
En Atlantique, dans le Golfe de Gascogne, il y a une fréquentation de rorquals et même de baleines bleues. Depuis quelques années, de plus en plus de ces cétacés font leur apparition en mer d’Iroise . Il semblerait qu’ils remontent dans les eaux froides pour se nourrir après la période de reproduction. Aussi, leur manifestation en Bretagne reste un spectacle magique.
Crédit photo : Adobe Stock.
Puisque j’adore dessiner des instants magiques et poétiques, j’ai eu envie de représenter cet endroit, repérable avec le phare de Kermorvan qui éclaire la mer d’Iroise. Ce phare trône sur un rocher à la pointe de la presqu’île de Kermorvan, site classé appartenant au Conservatoire du littoral. Sa tour, de forme carrée, est originale en comparaison avec les autres phares du littoral. Il fut allumé il y a 173 ans.
Phare de Kermorvan – Crédit photo : Pixabay : Anglas.
C’est dans un style un peu celtique et aux couleurs de la Bretagne + 1 teinte de magie que j’ai voulu représenter ce lieu incroyable, si proche de la nature.
Les mots Ar balum sont en breton (langue celtique) et signifient : La baleine.
Cette illustration est pour le moment proposée sur tissu à coudre (ou à encadrer) mais elle peut être imprimée sur demande en affiche. Et pourquoi pas sur cartes par la suite si elle vous plaît!
Si vous aimez cette illustration et l’histoire qu’elle porte, je vous propose de coudre la Bretagne dans vos prochains projets créatifs! #coudrelaBretagne (hashtag pour voir vos réalisations sur Instagram) + taguer @nidillus Retrouvez cette illustration imprimée sur tissus à partir du 15 avril ou lors des précommandes régulières sur le site.