Interview/Entretien

Portrait et interview de Dodynette

Aujourd’hui, je vous présente une 3eme interview d’une personne étonnante que j’ai rencontrée.

Il s’agit cette fois de l’une de mes partenaires, Dodynette!

Beaucoup d’entre vous la connaissiez probablement même avant Nidillus.

Dodynette est une créatrice de patrons et désormais blogueuse influenceuse couture avec plus de 3 millions sept cent mille visites sur son blog Très active sur les réseaux sociaux, elle compte plus de 68 000 personnes qui la suivent sur Facebook, et plus de 18 000 personnes sur Instagram. Une vraie référence dans le monde de la couture.

Depuis janvier 2018, le début de notre partenariat, ces chiffres n’ont cessé d’augmenter, et pourtant, elle reste fidèle à elle-même…

Zoom sur une maman entrepreneuse qui a réussi à atteindre ses rêves et vivre de sa passion. Sa devise : «Je suis comme vous… une fan de couture !».

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PORTRAIT

Elodie a commencé la couture très tardivement d’abord en créant des accessoires bébés pour ses enfants puis pour d’autres mamans. Les début de son activité furent en parallèle de son congé parental (métier de professionnelle de la petite enfance). Elle cousait pendant les siestes de sa fille, ne prenant aucune pause dans la journée.

Son blog, qu’elle alimentait de trucs et astuces en couture a pris de l’ampleur face à l’engouement de cette activité.

Ne pouvant plus répondre aux nombreuses demandes de confections personnalisées par manque de temps, elle a choisi de proposer ses patrons à la vente sur sa boutique en ligne et de transmettre son savoir via son blog et sa chaîne youtube.

C’est ainsi que depuis 2017, elle accompagne les débutantes et fait naître une nouvelle passion chez les personnes qui se sentaient parfois même incapables de coudre un ourlet avant.

Depuis l’année dernière, Dodynette propose également des ateliers de cours de couture sur des salons événementiels aux quatre coins de la France et en Belgique.

Vous trouverez d’autres articles concernant son parcours ici.

RENCONTRE

En ce qui me concerne, c’est fin 2018 que nous nous sommes rencontrées en chair et en os lors du Salon Créations et Savoir-Faire à Paris. J’avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet.

Nous avions collaboré auparavant sur un tuto de sac pour le magazine Idées à Faire (que je vous recommande), et j’avais pu constater sa gentillesse, sa rapidité au travail et son professionnalisme.

Si il y a bien une chose qui la caractérise c’est son sens du partage et sa simplicité.

Elodie m’a tout de suite mise à l’aise et fait rencontrer ses autres partenaires qui étaient sur le salon. Une réelle envie de partager, de connecter les gens autour d’elle pour s’entraider les uns les autres. Et cela sans rien demander en retour. J’ai été très touchée par la beauté du geste.

Comment dire… je sors d’un milieu où je travaillais pour des grandes marques et institutions parisiennes. Il m’est arrivée souvent de côtoyer des milieux (pas tous heureusement) où la concurrence et la subordination étaient exacerbées… On n’était pas loin du film « Le diable s’habille en Prada », et je vous assure que ce film n’est pas exagéré…

Donc loin, trèèèèss loin de mes propres valeurs de simplicité et d’humour…

Bref, j’ai retrouvé les valeurs qui me tiennent à cœur avec le monde de la couture et des clientes adorables qui sont reconnaissantes et dont je suis reconnaissante également.

Dodynette fait partie de ces gens qui m’ont touchée par son esprit positif et généreux.

Aujourd’hui, je vous parle d’elle car c’est l’exemple même qu’une personne comme vous et moi peut arriver à atteindre ses rêves et vivre de sa passion en gardant ses valeurs.

Et maintenant place à l’interview de cette femme qui a su monter son entreprise, la faire évoluer et grandir avec passion, mais pas seulement….

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QUESTIONS/REPONSES AVEC LA CREATRICE DODYNETTE

1/ Depuis combien de temps couds-tu ?

Je couds depuis bientôt 6 ans (que le temps passe vite !). J’ai commencé enceinte de ma fille à environ 1 mois de grossesse.

2/ A quel moment as-tu décidé que la couture deviendrait ton nouveau métier ?

Je ne l’ai pas réellement décidé, c’est un choix qui s’est imposé par lui-même.

J’ai monté mon statut de micro-entrepreneuse pour pouvoir répondre à la demande des personnes qui souhaitaient passer des commandes de créations textiles tout en étant dans un cadre légal.

Puis 3 ans plus tard, le blog est arrivé. Cette nouvelle aventure m’a emportée plus que de raison. Plus les gens aimaient les tutos, plus j’avais d’envies et d’idées. Je me suis laissée porter par cette énergie créative cousant du matin au soir.

Puis le jour de reprendre mon travail « classique » est arrivé.

Ayant vécu une « véritable épreuve » quelques mois auparavant, je n’ai pas réussi à reprendre le cours de mon ancienne vie.

J’ai eu besoin d’écrire de nouvelles choses, et de continuer cette formidable lancée.

Je me suis dit que la vie est trop courte et qu’il était temps de faire ce dont j’avais vraiment envie.

J’avais beaucoup de chance d’avoir tous ces retours positifs et je me suis « jetée dans le grand bain » vers l’inconnu sans filets.

Le blog est désormais mon travail.

Quand on y pense, il n’est pas si éloigné de ma formation de base.

J’ai été formée à la pédagogie et à la valorisation des compétences de chacun. J’exerce juste mon métier dans l’univers de la couture auprès de cousettes passionnées ^^ !

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3/ Quels traits de caractère te donne-t-on dans ton entourage proche ?

Je suis une passionnée !

Je ne suis pas quelqu’un de nuancée. Chez moi tout est noir ou blanc. Quand j’aime quelque chose, je m’y investis plus que de raison. La couture a pris cette place.

On dit aussi que je suis quelqu’un d’empathique, de droit et sincère.

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4/ Il y a 10 ans, où te voyais-tu et aurais-tu cru possible de devenir influenceuse ?

Alors là, je dois avouer que je ne savais même pas ce que c’était !

Je ne connaissais pas ce terme , j’étais au milieu des couches et des biberons en crèche.

5/J’imagine que tu consacres de nombreuses heures de travail à ton entreprise. Tu dois être polyvalente. Peux-tu nous en parler et y a-t-il des domaines où tu as pu déléguer un peu ta charge de travail ?

De nombreuses heures… je dirais plutôt qu’il y a en faite peu d’heures où je ne travaille pas.

Mes journées sont bien remplies quand mes enfants sont à l’école.

Et si je devais vous avouer quelque chose : parfois je travaille le matin de 6h à 7h avant de les réveiller (mais chut ne le dites à personne).

La polyvalence c’est compliqué. J’imaginais que je passerais beaucoup de temps à coudre. Ce n’est pas vraiment le cas : tout l’à-côté représente 80% de mon temps de travail.

Pour ma charge de travail j’ai appris à m’organiser, il y encore des jours ou c’est difficile : je n’ai que deux bras et je reporte ces choses au lendemain quand je me rends compte que « ça ne passera pas » dans le temps imparti.

J’ai aussi beaucoup d’aide de la part de mon mari et de mon équipe de testeuses dans la gestion et la modération de mes groupes Facebook.

J’en gère 4 en plus de ma page facebook, du blog, d’instagram, de mon travail sur les patrons.

L’un d’entre eux regroupe plus de 30 000 membres et nous approuvons une centaine de publications par jour !

6/Quel est ton plus beau souvenir ou ta plus grande surprise dans l’aventure Dodynette ?

Ma plus grande surprise c’est de découvrir tous ces gens qui se déplacent sur les salons pour me rencontrer.

Je suis toujours très étonnée de les voir venir vers moi avec le sourire et le plaisir d’être là tout simplement. J’ai commencé cette aventure toute seule sous ma machine. Désormais, il y a parfois plus de 3 000 000 de personnes avec moi quand je couds 😉

J’essaie de ne pas me piquer les doigts… ça se passe relativement bien ^^.

7/Quelle fut la plus grande difficulté d’entrepreneuse à laquelle tu as dû faire face ? Quelles solutions as-tu mises en place ?

Ma plus grande difficulté a été de continuer à croire en mon projet quand il ne me permettait pas encore d’en vivre.

Certains mois ce que j’encaissais était très limité et je devais travailler encore et encore pour pouvoir me rémunérer (un peu) sans compter mes heures.

Parfois j’ai travaillé la nuit, en vacances, les jours importants. Mais je n’avais pas d’autre choix si je voulais pouvoir faire avancer mon projet.

La solution a été les encouragements et le soutien de mon mari. S’il n’avait pas été là, je ne me serais jamais lancée.

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8/Quels sont tes nouveaux projets ? Comment voudrais-tu faire encore évoluer ton entreprise ?

Mon futur projet est de changer de statut. Je voudrais monter une SARL avec mon conjoint et que DODYNETTE devienne une entreprise à part entière.

J’aimerais également proposer mes patrons en version papier mais en l’état actuel des choses ce n’est pas encore possible puisqu’en micro-entreprise on ne peut déduire aucun frais. L’impression de modèles à plusieurs centaines d’exemplaires est un réel investissement (et une prise de risque aussi).

9/ Peux-tu nous dire combien tu as de partenaires et ce que ce réseau permet d’accomplir ensemble ?

Je ne saurais pas les compter ! Ils sont très nombreux et je les remercie chaque jour de leur confiance.

Ce réseau me permet de proposer de très beaux projets à mes lectrices : des concours, des codes promos, des défis, des idées à coudre mais également de m’aider au quotidien dans mon élaboration créative.

10/ Qu’as-tu envie de dire à ta TEAM* Dodynette à l’heure d’aujourd’hui ? (* Fan club, couseuses qui suivent Dodynette).

Un grand MERCI Pour tout ! Leur confiance, leur joie de vivre, les partages des magnifiques créations qui sortent de sous leurs machines !

On aurait tendance à penser que derrière un écran tout reste « cyber » et froid et qu’aucun lien ne se tisse.

C’est archi faux !

J’adore découvrir leurs créations, échanger avec elles et lire leurs commentaires. Leurs retours sont très importants pour moi.

Il y a des pseudos que je retiens et quand j’ai la chance de les rencontrer « en vrai » sur un salon créatif par exemple, l’émotion est là.

Je porte beaucoup d’attention à proposer de nouveaux projets, à organiser les choses pour que chacune puisse y trouver ce qu’elle est venue y chercher. Je ne passerais pas tant de temps s’il n’y avait pas ce lien entre nous et si ces relations n’étaient pas «vraies ».

Je ne me retrouve pas comme cette image qu’on plaque parfois sur les influenceuses. Je ne me considère pas vraiment comme telle. Je n’influence personne.

J’essaie juste de regrouper sur le blog des informations que j’aurais aimé trouver et je propose des patrons d’accessoires que je crée et imagine moi-même.

Ma team c’est pour moi : des supers nanas (désolées messieurs vous êtes en minorité sur ce coup-là) passionnées, des créatives au grand cœur.

Et je mets tout en œuvre pour ne pas les décevoir et faire en sorte qu’elles continuent à coudre d’encore plus beaux projets. Qu’elles se sentent fières d’elles sous leur machine.

Car il faut le dire : quand une jolie création est cousue, le talent vient d’elles. Ce n’est pas moi qui l’ai réalisée, elles ont fait tout le travail !

Et si mes explications ont pu les accompagner dans leurs réalisations : c’est pour moi la plus belle des récompenses !

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11/ Enfin que conseillerais-tu aux mamans entrepreneuses (tous métiers confondus) pour qu’elles réalisent aussi leur rêve ?

Je leur conseillerais de faire une étude de marché pour ne pas se lancer à corps perdu dans un projet qui ne soit pas rentable. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche (ou en tout cas, pas longtemps).

J’en ai moi-même fait l’expérience à mes débuts.

Il faut savoir « cibler » son activité, se remettre en question en temps voulu et travailler énormément.

Si vous pensez que ces conditions sont réunies : foncez ! Mais pas tête baissée. Personne ne vous dit de démissionner dans la minute si vous avez déjà une activité. Il faut du temps pour qu’un projet tienne la route.

La micro-entreprise permet cela : de cumuler plusieurs activités. Alors essayez un temps et vous verrez bien quel choix s’impose de lui-même. Ne vous mettez pas la pression.

Il n’y a pas de secret : les choses se passent bien quand on s’y retrouve et qu’on y consacre du temps.

« 

Merci Elodie d’avoir encore une fois partagé avec nous ton expérience. J’espère que tu inspireras encore de nombreuses femmes.

Merci à toi Nidillus ! j’ai adoré répondre à ton interview.

« 

Retrouvez Dodynette sur

Son site : www.dodynette.com

Son blog : https://blog.dodynette.com/

Sa boutique : https://boutique.dodynette.com/

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC_1TmeqyamZcu_uQXqXK2rw

Facebook : https://www.facebook.com/tutocouturedodynette/

Instagram : https://www.instagram.com/api_dodynette/

 

Interview/Entretien

Rencontre avec Rémi Vidal, auteur du spectacle La Drôle d’Histoire de Joey.

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Rémi Vidal propose des spectacles musicaux pour enfants sur des rythmes rock plein d’humour et d’entrain. Il raconte l’histoire de Joey, un chien bleu, un lévrier pur-sang avec un avenir tout tracé mais qui rêve d’autre chose… Il décide de troquer sa vie pépère et luxueuse contre une vie de chien errant pleine d’aventures.

A Clisson, j’ai rencontré par hasard Rémi et j’ai bien eu envie de partager avec vous son univers. Autour d’un thé, il a accepté de répondre à mes questions… parce que je suis une petite curieuse…

1/ Pour commencer, peux-tu nous raconter ton histoire et tes études et expériences?

Né dans le Cantal, j’ai ensuite vécu à Toulouse plus de 10 ans. Niveau formation, j’ai eu un bac S, un IUT informatique, j’ai ensuite fait une fac d’Histoire de l’Art, suite à quoi j’ai travaillé quelque temps comme animateur dans des écoles et des centres de loisir.

En 2012 j’ai suivi une formation de musicien guitariste, puis j’ai donné des cours de guitare, de musique et de chorale aux enfants. À côté de ça, je jouais dans quelques groupes de rock de la région.

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2/ Tu as donc beaucoup de cordes à ton arc, quand et comment as-tu commencé les spectacles de Joey, d’où t’est venue l’idée ?

Le Jeune public s’est imposé à moi lors de mon expatriation à Berlin, de 2014 à 2018. Je dirigeais une chorale amateur francophone, les Frosh’n’Roll, et une des choristes, Noémie, faisait des spectacles pour enfants. Elle m’a recruté pour jouer dans une de ses créations, « La vie rêvée d’Olga », un conte musical à base d’accordéon de de Banjolélé, puis elle m’a encouragé à écrire mon propre spectacle. J’ai eu envie de partager ma passion, le rock, et nous avons créé le personnage de Joey (en référence à Joey Ramones). Les enfants adorent.

3/ Quelles valeurs souhaites-tu transmettre aux enfants à travers ton histoire, quelle morale ?

J’avais envie de dire que dans la vie, on a toujours le choix et que notre destin n’est pas tout tracé. C’est aussi une histoire de tolérance, d’ouverture au monde, pour casser les clichés et les aprioris.

4/ Quel a été ton moteur principal?

Mes enfants. J’étais très à l’écoute de leurs ressentis et leurs critiques face à mon spectacle. Leur soumettre le projet, c’était en quelque sorte le crash-test avant validation !

5/ Peux-tu nous parler de Joey, le chien bleu, quel est son caractère ?

C’est un chien qui a été élevé dans les bonnes manières, au sein d’une famille privilégiée, mais qui a toujours rêvé d’autre chose. Dans sa famille, les Lévriers, on fait de la course à pieds. Lui son truc, c’est plutôt le vélo. Les mariages entre chiens bleus, c’est pas trop son truc, lui voudrait vivre une vie de bohème avec les chiens des rues. Casse-cou, entêté, mais jamais méchant. Rêveur, un peu naïf mais avec les pieds sur terre. Il sait ce qu’il veut mais il ne sait pas trop ce qui l’attend. C’est un genre d’aventurier.

6/ Lors de tes spectacles, avec qui travailles-tu, où te produis-tu et quels sont tes partenaires ?

Je travaille souvent seul sur mes spectacles mais ponctuellement je suis en collaboration avec des metteurs en scène et des techniciens. Je me produis dans des écoles, bibliothèques, des petits théâtres, des salles des fêtes, dans la rue lors des festivals, sous des chapiteaux,… je suis un peu tout-terrain ! En ce qui concerne mes partenaires, je travaille également avec Trois petits points, une super maison d’édition spécialisée dans le livre audio Jeune Public.

Je recherche encore de nouveaux partenaires notamment une nouvelle boîte de production ou une compagnie pour diffuser mes spectacles. Et je suis toujours ouvert à de nouvelles collaborations !

7/ Comment travailles-tu ? Quelle est ton organisation et combien de temps as-tu besoin pour créer une chanson ?

Il y a trois phases bien distinctes et très différentes dans mon travail. La première, c’est la création, la plus difficile à estimer en terme de temps, puisque l’inspiration ne vient malheureusement pas sur commande. C’est souvent une alternance de creux et de pleins. On peut rester coincé quelques jours, et puis hop, tout se débloque parce qu’on a vu passer un chat, ou au beau milieu du petit dèj… J’ai besoin de beaucoup anticiper cette phase pour garder du plaisir. Créer avec des deadlines peut vite devenir un cauchemar.

La deuxième phase, c’est la phase technique. On relit, corrige et retouche les textes, je fais des maquettes de chansons. Pour les spectacles, il faut concevoir les accessoires, pour les livres audios il faut enregistrer en studio. C’est une phase qui demande de l’organisation, de la rigueur et de la réactivité.

Enfin, il y a la phase d’exploitation, c’est à dire la diffusion des spectacles et la commercialisation des livres audios. Et là, je dois avouer que je préfère déléguer. C’est une composante primordiale mais qui prend un temps fou. Et puis, démarcher des gens pour leur expliquer que ce que tu viens de créer est génial, j’ai du mal. Il vaut mieux qu’une tierce personne s’en charge. Et certains sont très doués.

Et sinon, pour créer une chanson, en moyenne il va me falloir 10 à 15 jours. D’abord je trouve un concept et j’écris des bouts de texte. Ensuite je trouve un air avec une ou deux phrases clés, et puis je brode autour jusqu’à tricoter toute la chanson. Je fais généralement un guitare-voix, puis j’arrange les instruments dans un second temps.

8/ Comme tu viens de nous le dire, La Drôle d’histoire de Joey c’est aussi des CD audio à écouter aux Editions Trois Petits Points. Ils sont disponibles sur le site de la maison d’édition ou à la Fnac.

Peux-tu nous raconter ta rencontre avec cette maison d’édition spécialisée dans le livre audio Jeune Public?

C’est encore un peu un hasard, c’est à Berlin, par l’intermédiaire de Noémie que j’ai rencontré Marion Bossuat, mon éditrice. Noémie lui a parlé de mon projet, je lui ai envoyé le script du spectacle, elle a été emballée et nous avons sorti le premier livre audio, « La drôle d’histoire de Joey », peu de temps après.CD-Artwork-Mockup-1-1024x691.png

9/ Y-a-t’il d’autres produits dérivés de ton spectacle ?

Il y a un projet de bande dessinée sur le feu, mais chut… C’est encore embryonnaire.

10/ Après 2 Cd audio édités de tes spectacles, peux-tu nous donner un indice sur la prochaine histoire de Joey ?

Joey va jouer le détective pour résoudre l’énigme du meurtre du maire de Trifouillis-Les-Os, Teddy Mercury. Rendez-vous au Printemps prochain pour en savoir plus.

11/ Enfin, vu que Noël est bientôt là, peux-tu nous dire quel sera le cadeau sous le sapin pour Joey ?

Une grosse bûche de Noël saucisse-chocolat-patée-frangipane à partager avec ses copains les Rex Pistols. Parce que l’hiver, faut pas se laisser abattre.

Merci Rémi d’avoir répondu à mes questions !

Pour toutes les lectrices et lecteurs intéressés, n’hésitez pas à visiter l’univers de Rémi vidal et Joey le chien bleu sur son site et sa page :

www.joey-le-spectacle.com

www.facebook.com/joeylespectacle/

Vous pouvez retrouver les cd à la Fnac ou en librairie ou sur la boutique Trois Petits Points en Cd ou mp3 téléchargeable :

http://www.troispetitspoints.audio/

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Bonnes fêtes de fin d’année à tous! 🙂

 

 

Evénements, Interview/Entretien

Rencontre et interview avec l’auteure Jeanne Taboni Misérazzi.

La semaine dernière, je suis partie une journée à Paris, non pas pour le Salon Création et Savoir-Faire car je manquais de temps, mais pour le célèbre Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil.

Pour ceux qui me connaissent bien, vous saurez que pour moi c’était encore un grand défi de ne pas ramener trop de beaux livres jeunesse à la maison (d’autant plus que nous avons bien souffert avec les cartons au déménagement…). Mes bibliothèques étant pleines à craquer, je pense que je pourrai bientôt proposer de la location au public  🙂

C’était aussi pour moi l’occasion de rencontrer la talentueuse Jeanne Taboni Misérazzi en dédicace aux Editions Les P’tits Bérets.

Auteure d’une centaine de livres, Jeanne sait manier sa plume et nous emmener là où son imagination gambade. Ses livres sont pour moi un support dans l’éducation de mes enfants car empreints d’un grand sens moral. L’humour ou la poésie sont souvent présents.

Ses livres jeunesse ont été publiés par plusieurs éditeurs notamment chez Bilboquet, l’Ecole des Loisirs, Les P’tits Bérets, Les éditions Lito, Hemma, Des ronds dans l’O, Utopique, Les petits croqueurs de livres, S-Active, Ratatosk, Miroir aux troubles, MK67, Bayard Presse ou encore d’Un Monde à l’Autre.

Petit à petit, certains de ses livres ont pris place dans ma bibliothèque pour le plus grand bonheur de mes enfants.

De l’imagination, elle en a à revendre. C’est une femme qui a les pieds sur terre, simple et avenante. Jeanne tire les gens vers le haut. Je la remercie de tout coeur d’ailleurs pour ses conseils.

Avant cette rencontre, Jeanne a accepté de répondre à mes questions concernant sa profession d’auteure. Aujourd’hui, je vous partage cet entretien.

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Question à Jeanne Taboni Misérazzi, auteure jeunesse.

    1. Pouvez-vous me raconter brièvement votre parcours (études, métier) et comment avez-vous commencé à écrire ?

J’ai d’abord été enseignante auprès d’enfants et d’adolescents en difficulté. J’écrivais de temps en temps mais sans avoir le projet d’être éditée. Et puis un jour, j’ai fait quelques envois et à partir du moment où j’ai reçu une première réponse positive pour une petite histoire ( Crocodile et les crêpes) dans le recueil : «  16 histoires à lire en pyjama » aux éditions Lito, l’aventure a commencé.

    2. Votre vécu vous a-t-il particulièrement influencé dans l’écriture de vos livres ?

Oui, le vécu influence l’écriture. Mon imagination se nourrit de tout et parfois de pas grand-chose : d’un mot, d’une phrase, d’une image, des rires d’un enfant, d’un évènement, d’une conversation saisie en passant et des mille et une petites choses de la vie.

    3. Votre première histoire « Crocodile et les crêpes » est parue en 2006 aux éditions Lito, comment êtes-vous entrée en contact avec ce premier éditeur ?

J’avais fait des envois en nombre de plusieurs petites histoires et les éditions Lito ont été les premiers à me répondre.

    4. Combien de temps consacrez-vous à l’écriture ?

Difficile de répondre à cette question. J’écris presque tous les jours, souvent le soir.

    5. Quelles sont vos valeurs, celles que vous trouvez indispensables à transmettre aux autres ?

Le respect d’autrui, l’amitié, la solidarité, l’attention aux autres, la bienveillance, l’écoute…

    6. Comment choisissez- vous le nom de vos héros ?

Les noms de mes héros s’imposent à moi dès que l’idée de l’histoire trotte dans ma tête.

    7. Selon vous qu’apporte l’illustration à vos récits ?

Les illustrateurs et illustratrices apportent leur univers qui complète celui de l’auteur.

    8. Vous arrive-t-il de travailler sur des thèmes imposés par les maisons d’édition ?

Je ne travaille pas sur des thèmes imposés. Je réponds parfois à des appels à textes d’éditeurs pour des recueils sur un thème précis en puisant dans les histoires que j’ai en réserve.

    9. Quel est votre livre préféré parmi vos créations ? Pourquoi ?

Difficile de choisir un titre précis. J’ai un faible pour « Au Bois Bleu », « Il s’appelait comme moi », « L’arbre aux crayons ». Peut-être parce que derrière l’histoire il y en a une autre ?

    10. Quel est votre album préféré chez les autres auteurs ?

Il y en a plusieurs mais je vais vous citer seulement les deux derniers qui sont vraiment magnifiques. Il s’agit de « Rodrigo et les petits papiers » d’ Heyna Bé aux éditions de La Martinière et « Un petit air de liberté » d’Oulya Setti aux éditions Bilboquet.

    11. Pouvez-vous parler de votre prochain livre ?

Parmi mes prochains livres, j’attends tout particulièrement un roman qui a pour titre : « La photo de la brasserie ». Il s’adresse à des adolescents et aussi aux adultes.

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Voilà, je vous conseille vivement de découvrir ses livres. Ils seront parfaits comme cadeaux sous le sapin!!

N’hésitez pas à suivre son travail:

Son site: http://taboni.e-monsite.com/

Son blog: http://tabonimiserazzi.canalblog.com/

Sa page facebook: https://www.facebook.com/jeanne.tabonimiserazzi

A bientôt et encore merci Jeanne !  🙂

………………..

ps: Au passage, je remercie les Editions Les P’tits Bérets et les éditions Balivernes  pour leurs conseils également sur le salon!